Le Magazine All Habs avec Fantômes du Forum

Accrocher ses patins à 25 ans

By on mars 13, 2013 in Partisan with 0 Comments

par Alexandra Philibert, Chroniqueuse, Le Magazine All Habs

“I love the game of hockey more than anything and this decision tears me up inside,” Geoffrion says, “but we are talking about my brain.”

— John Buccigross (@Buccigross)

 

MONTRÉAL, QC — C’est ce qu’aurait dit Blake Geoffrion à John Buccigross après avoir avisé la direction du Canadien de Montréal qu’il pensait accrocher ses patins à 25 ans, encore victime quatre mois plus tard de symptômes reliés à la fracture du crâne qu’il a subie le 9 novembre 2012.

Cette soirée là, il jouait au Centre Bell pour les Bulldogs de Hamilton. Il était aussi le meilleur pointeur du club-école. Sa vie a basculé lors d’un plaquage légal mais solide de Jean-Philippe Côté. Sa tête, casque toujours en place, a donné violemment contre la glace mais il avait toutefois pu quitter la glace par ses propres moyens. Cinq heures plus tard et une opération avec une convalescence de huit à 10 mois, un rétablissement complet était prévu.

Image 25 Stanley

Image 25 Stanley

Il y a près d’un mois, le jeune attaquant ne parlait pas de retraite, il savait que le chemin serait sinueux, mais il espérait encore un retour au jeu comme l’indiquait Richard Labbé le 6 février dernier. Aujourd’hui 13 Mars, la situation en est tout autre.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer entre le 6 février et le 13 mars pour que Blake Geoffrion change son fusil d’épaule? Des complications. Pas nécessairement graves, mais juste assez pour lui faire réaliser que même le plus grand amour d’un sport ne vaut pas le péril de sa vie. Le choix est simple : Sa santé ou le hockey. Il est en train de choisir la première option.

Ce possible retrait préventif à seulement 25 ans nous pousse à nous poser des questions sur la multitude de gestes dangereux que nous pouvons voir présentement dans la LNH. Jusqu’où pouvons-nous aller par passion? Combien de commotions cérébrales faut-il pour mettre en péril la santé? Quels joueurs ont, ou auraient du se retirer au bon moment?

Outre ces questions, on s’interroge aussi sur leur après-carrière. Bon nombre de joueurs n’ont pas de scolarité dépassant le cinquième secondaire. Qu’arrive-t-il lorsque le hockey les laisse tomber? Pensez à Darren Boogaard, Rick Rypien ou encore Wade Belak. Qu’arrive-t-il lorsqu’ils ont  tout donné pour le hockey mais que celui-ci leur donne rien en retour ? Pensez aux joueurs qui sont partis trop tôt comme Gaétan Duchesne à seulement 44 ans.

Trop peu possède une porte de sortie. Ils peuvent devenir analystes me direz-vous, les places disponibles sont restreintes et ce ne sont pas tous les joueurs qui sont d’habiles communicateurs. Alors, il leurs reste quoi? À quoi peuvent-ils aspirer sans études en prenant leur retraite? Certains, beaucoup même, tombent en dépression car le hockey était toute leur vie.

Heureusement, ce n’est pas le cas de Geoffrion qui possède un diplôme de l’université du Wisconsin. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Cet événement devrait pousser le Québec, province où les études ne sont pas mises en importance, à regarder de plus près ses circuits mineurs. Sachant que les chances d’atteindre la LNH sont limitées, pourquoi ne pas donner deux fois plus de chances et d’outils à nos jeunes?

Et malgré tous les questionnements que nous pourrions avoir, nous ne pouvons que saluer le courage et le bon sens dont fait preuve Blake Geoffrion en mettant sa santé avant tout le reste.

Pour mieux comprendre l’impact d’une telle blessure et la convalescence de Geoffrion je vous invite à lire The quiet Room : Blake Geoffrion écrit par Jo Ines sur The Score, ainsi que mon texte La Décision de Blake Geoffrion, qui parle de qualité de vie.

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About the Author

About the Author: Étudiante en communication, Alexandra aime les mots, la vie, mais surtout le hockey. Amoureuse du sport, elle a trouvé sa voie en communication par une émission "Making of" du hockey du Samedi Soir à RDS. Alexe ne cesse d'analyser et de s'informer, elle tente par tout les moyens d'en apprendre plus pour mieux maîtriser la matière. Elle espère un jour oeuvrer dans le monde journalistique sportif où à quelque chose qui s'y rattache. Enjouée, et amoureuse de la vie, elle se fait un plaisir de remercier les gens qui l'aident à s'épanouir. Intègre, et fidèle à elle-même, elle cherchera toujours à se dépasser. Le Canadien est son équipe, mais jamais elle ne s'abstiendra de les varloper s'il le faut. Alexandra studies communication. She loves life, enjoys writing and has a passion for hockey. A connoisseur of sports, she decided to pursue a career in communication after watching a program about the making of a Saturday night hockey broadcast on RDS. Alexandra applies her healthy curiosity and analytical skills when researching and writing about any topic. She hopes one day to be a sports journalist or work in a field related to sports. Cheerful and optimistic, Alexandra remains thankful to all those who help her flourish and encourage her to pursue her dreams. Integrity, loyalty and hard work are her hallmarks and wich allow her do the right thing and surpass her own high expectations of herself. While the Habs are her team, Alexandra will not be shy criticizing the home team - when deserved! .

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