Le Magazine All Habs avec Fantômes du Forum

Analyse en profondeur de Marc Bergevin

By on décembre 30, 2013 in En Vedette with 0 Comments

Par Joce, Rédacteur Principal, Le Magazine All Habs

Plusieurs « experts » ont prédit que le Canadien de Montréal se retrouverait hors des séries éliminatoires cette saison, disant que la saison dernière fût un coup de chance et que l’équipe était plus près de celle d’il y a deux ans que de celle de la saison raccourcie. Jusqu’ici, le Tricolore font mentir ceux qui les doutent mais malgré les points dans leur colonne, ils font encore face à beaucoup de critique.

HabsPuzzleSM

PENTICTON, C.-B. — Lorsque Geoff Molson a décidé qu’il en avait assez et qu’il est allé chercher l’aide de son bon ami Serge Savard, ils ont arrêté leur choix sur Marc Bergevin. Il ne fût pas facile de prendre en charge l’équipe avec la plus belle histoire et il s’est mis comme but de ramener la fierté de porter le CH, le respect the l’histoire glorieuse de l’équipe et il est à institué, avec l’aide de l’entraîneur-chef Michel Therrien, de nouvelles attentes qui ont soulevées cette équipe à ses succès historiques au fil des ans. L’équipe venait d’atteindre le fond du tonneau, finissant dernier dans l’association de l’est et 28ème au classement général et ce n’est pas acceptable.

Sous le vice-président exécutif et directeur général Bergevin, le Canadien a joué 86 parties en saison régulière. Sa fiche? 55 victoires, 24 défaites, 8 défaites en surtemps, bon pour 110 points! Il s’agit ici de tout juste plus d’une saison régulière de la LNH (82 matchs). Ils ont terminés deuxième dans l’est la saison dernière, quatrième au classement général, et ils sont présentement quatrième dans leur conférence cette saison au moment d’écrire ces lignes. Ce changement incroyable n’a pas passé inaperçu autour de la LNH lorsque Bergevin fût l’un des trois nominés en tant que Directeur Général de l’année la saison dernière, honneur voté par les 30 directeurs généraux et d’un groupe d’exécutifs de la LNH et des médias écrits et électroniques.

À plusieurs occasions, Bergevin a répété à ceux qui veulent l’entendre qu’il n’a pas de plan de cinq ans traditionnel. Il dit vouloir faire du Canadien une équipe compétitive à tous les ans avec un repêchage minutieux et un bon développement de joueurs. Comprenant le besoin de bon jeunes joueurs à bas prix dans un monde de plafond salarial, il connait la valeur de bien repêcher et de développer ces jeunes hommes, croyant que le caractère de ceux-ci est la plus grande différence entre un gagnant et un perdant.

Regardons en détail son travail depuis qu’il a pris la relève de Pierre Gauthier à Montréal…

LE BON

• Il a su s’entourer d’homme de hockey qualifiés et expérimentés sur lesquels il n’a pas peur de non seulement demander leur avis, mais de les écouter. Rick Dudley comme adjoint au directeur général, Scott Mellanby comme directeur du personnel des joueurs, Martin Lapointe comme directeur du développement des joueurs et Michel Therrien comme entraîneur-chef. D’autres additions incluent Gérard Gallant, J.J. Daigneault et Clément Jodoin comme entraîneurs adjoints, et Bergevin a aussi nommé l’ancien défenseur du Canadien Patrice Brisebois comme entraîneur du développement des joueurs.

• Nous avons souvent lu que l’un des meilleurs atouts de l’organisation, Trevor Timmins, était souvent étouffé sous l’ancienne direction et Bergevin a choisi de concentrer son rôle tout en lui donnant plus de liberté et de pouvoir, le nommant directeur du recrutement amateur. La structure était maintenant établie afin d’assurer un bon système de repêchage et de développement des joueurs.

• Après que la nouvelle convention collective fût signée, la première décision importante de Bergevin au niveau hockey fût d’informer Scott Gomez de rester chez lui en touchant son plein salaire, évitant ainsi le risque de blessures qui auraient empêché le Canadien de racheter son contrat, qu’il avait hérité de l’ancienne direction. Cette action, ainsi que celle de Glen Sather des Rangers qui a fait de même avec Wade Redden, a forcé la LNH et l’AJLNH de faire des exceptions à la convention collective permettant aux équipes de racheter un contrat immédiatement. Le changement de culture était ainsi commencé à Montréal.

• Donner plus de liberté à Timmins a immédiatement porté dividendes car les experts racontaient que le Canadien avait volé la vedette au repëchage de 2012 avec des choix comme Alex Galchenyuk, Sebastian Collberg, Dalton Thrower, Tim Bozon, Brady Vail, Charles Hudon et Erik Nystrom. Bien que les résultats ne se fassent pas connaître pour quelques années encore, il faut dire que Galchenyuk est un joyau et qu’il le sera pour plusieurs années, alors que les autres sont tous d’excellents joueurs.

• Bergevin ainsi que la plupart de son équipe de directeurs sont d’anciens joueurs et ils savent reconnaître le besoin que ses joueurs soient bien protégés sur la patinoire et le DG du Canadien n’a pas eu peur de payer le prix pour le meilleur homme fort disponible parmi les agents libres, en faisant de Brandon Prust un homme de 10 millions. Plusieurs questionnaient la décision de Bergevin autour de la LNH et à Montréal mais tous sont forcés d’admettre, avec un peu de recul, qu’il s’agit d’un bon geste de sa part. Personne ne le sait plus que Glen Sather et les Rangers, qui le manquent depuis ce temps.

• L’une des plus grandes et plus controversées des décisions de Bergevin, du moins du point de vue de certains partisans, fût la négociation de contrat avec P.K. Subban. Le défenseur voulait un contrat à long terme alors que Bergevin voulait le signer à un contrat de transition. Alors que le jury délibère encore sur ce sujet, on dirait bien que le Canadien a gagné son pari, Subban ayant gagné le trophée Norris et connaissant une autre saison digne du Norris cette saison, tout en le payant moins de trois millions par année, alors que le plafond salarial est à son plus bas. Si Bergevin réussi à signer Subban à long terme, les deux seront gagnants en bout de ligne alors que les deux parties négocient présentement un nouveau contrat.

• Alors que la saison 2012-2013 allait bon train et réalisant que l’attaquant de puissance Erik Cole ne produisait pas à la hauteur de son contrat à long terme, Bergevin n’a pas hésité de l’échanger à Dallas en retour de Michael Ryder, qui a grandement surpassé Cole après l’échange, tout en faisant de la place sous le plafond salarial pour la saison 2013-2014, alors que celui-ci allait en baissant de plus de six millions de dollars. De plus, Bergevin a reçu un choix de troisième tour en 2013 (Connor Crisp).

• Sous la recommandation de Bergevin, une autre erreur de l’ancienne direction fût corrigée alors que Tomas Kaberle n’a pas joué de matchs en fin de saison et en séries afin d’éviter les blessures pour se faire racheter son contrat. À la place, l’équipe en a profité pour bien évaluer les jeunes défenseurs en les rappelant et leur donnant une chance de montrer où ils en étaient dans leur développement. Ainsi, les jeunes Jarred Tinordi, Nathan Beaulieu et Greg Pateryn ont tous vu de l’action sous pression en fin de saison et/ou en séries éliminatoires.

• Reconnaissant publiquement que son équipe avait besoin de se grossir et admettant que 29 autres équipes tentent d’en faire autant, il a choisi de les repêcher avec l’aide de Timmins. C’est ainsi qu’ils ont choisi, au dernier repêchage, Michael McCarron (6’5”), Jacob De La Rose et Connor Crisp (tous deux 6’2”), tous reconnus pour leur jeu physique.

• C’est parfois les gestes qu’on ne fait pas qui font qu’un DG a un plan au lieu d’en être un qui est désespéré. Alors que le Canadien aurait définitivement pu profiter des services des agents libres Ryane Clowe et David Clarkson, Bergevin s’est retiré de la course lorsque les enchères sont montées trop hautes, tel que l’on a pu voir par les contrats consentis à ces deux joueurs. Ce n’est pas une surprise non plus que ces deux lurons ne peuvent livrer la marchandise sur les attentes qui viennent avec leurs contrats jusqu’ici et Bergevin a pris la bonne décision et ne dépassant pas ses deux compères.

• Voyant que les équipes s’en prenaient à Prust tard en saison et en séries, Bergevin est allé chercher le dur à cuire George Parros, auquel il ne restait qu’une saison au contrat. Malheureusement, Parros s’est depuis retrouvé avec des problèmes de commotion cérébrale causés par une chute malchanceuse lors d’un combat contre Colton Orr, des Maple Leafs, problèmes qui se sont empirés pendant la saison.

• Avec Alexei Emelin hors combat pour le début de la saison 2013-2014, et avec l’incertitude des jeunes défenseurs de l’équipe, Bergevin a su attendre que les prix baissent avant de signer le défenseur physique Douglas Murray pour une saison, donnant ainsi de la flexibilité et de la profondeur à son équipe tout en permettant au jeune Tinordi de continuer son développement à Hamilton.

LE PAS-SI-BON

• Donner à David Desharnais un contrat de quatre ans en milieu de saison alors qu’il connaissait des difficultés fût prématuré. Desharnais a connu un début de saison misérable mais ses 14 points au cours de ses 17 derniers matchs montrent qu’il se ressaisit lentement. Il reste cependant à voir s’il pourra maintenir la cadence pour les trois prochaines saisons.

• Lorsque Bergevin a signé Daniel Brière pour quatre ans pour huit millions de dollars, j’étais un de ceux qui prêchaient que celui-ci méritait sa chance bien que je n’aimais pas l’idée de sa signature. Bien qu’un contrat de deux saisons est un risque calculé, l’expérience ne s’est pas avérée conclusive jusqu’ici et on ne peut qu’espérer que le tout se replace pour les deux parties… pour le bien de l’équipe.

Montrez-moi un directeur général qui a toujours pris les bonnes décisions et je vous montrerai un menteur. Alors que Bergevin a pris plusieurs risques nécessaires pour sa position, même les détracteurs de l’équipe et les partisans les plus négatifs doivent se rendre à l’évidence que celui-ci a fait du bon boulot dans la période limitée qu’il a pu travailler, hors du lockout. Il a d’autres décisions importantes à prendre tel qu’en fait foi la négociation de contrat de P.K. Subban et quelques-unes des décisions qu’il devra prendre avec certains de ses agents libres, mais si la tendance continue, nous verrons une équipe championne avant longtemps.

Go Habs Go!!!

Tags: , , , , , , , ,

About the Author

About the Author: J.D. is a Senior writer for All Habs as well as Associate-Editor for the French version Le Magazine All Habs, while one of three Administrators of the fan forum Les Fantômes du Forum. He has created the handle Habsterix as a fictional character for the sole purpose of the internet. It is based on the cartoon Asterix of Gaule and his magic potion is his passion for the Montreal Canadiens. How old is he? His close friends will tell you that he’s so old, his back goes out more than he does! He was born when Béliveau lifted the Cup and remembers the days when seeing the Habs winning was not a wish, it was an expectation. For him, writing is a hobby, not a profession. Having moved to beautiful British Columbia in 1992 from his home town of Sherbrooke, Quebec, he started writing mostly in French to keep up his grammar, until non-bilingual BC friends pushed him into starting his own English Blog. His wife will say that he can be stubborn, but she will be the first to recognise that he has great sense of humour. He is always happy to share with you readers his point of views on different topics, and while it is expected that people won’t always agree, respect of opinions and of others is his mission statement. || J.D. est Rédacteur-Adjoint sur Le Magazine All Habs et il est un Rédacteur Principal sur le site anglophone All Habs, tout en étant un des trois Administrateurs du forum de discussion Les Fantômes du Forum. Il a créé le pseudonyme Habstérix comme caractère fictif pour l’internet. Celui-ci est basé sur Astérix de Gaule et sa potion magique est sa passion pour les Canadiens de Montréal. Lorsqu’il est né, Jean Béliveau soulevait la Coupe Stanley et il se rappelle des jours où gagner n’était pas un espoir, mais une attente. Pour lui, écrire est un passe-temps, pas une profession. Ayant déménagé dans la superbe Colombie-Britannique en 1992 en provenance de sa ville natale de Sherbrooke, Québec, il a commencé à écrire en français pour garder sa grammaire, jusqu’à ce que ses amis anglophones ne réussissent à le convaincre d’avoir son blog en anglais. Son épouse vous dira qu’il est têtu, mais elle sera la première à reconnaître son grand sens de l’humour. Il est toujours fier de partager avec vous, lecteurs et lectrices, ses points de vue sur différents sujets, et quoi que les gens ne s’entendent pas toujours sur ceux-ci, le respect des opinions et des autres est son énoncé de mission. .

Subscribe

If you enjoyed this article, subscribe now to receive more just like it.

Post a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Top