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Condamné à gagner

By on octobre 25, 2014 in Analyse, En Vedette, Ignore with 0 Comments

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par Pierrick Cusson, Chroniqueur, Le Magazine All Habs

MONTRÉAL, QC–Le chiffre 314 n’a aucune signification pour la très grande majorité des amateurs de hockey, pourtant dans l’histoire du bleu-blanc-rouge il s’agît d’un chiffre d’un record qui risque d’être battu dans quelques années soit celui du plus grand nombre de victoire par un gardien du Canadien.

À ce jour le grand portier du canadiens Carey Price vient au 5e rang dans l’histoire de l’équipe avec un total de 184 victoires. Cette statistique ne tient pas compte de la saison qui prévaut présentement. Cependant et en étant un brin optimiste le cerbère du club le plus prestigieux de la LNH devrait grimper au 4e rang de l’histoire de l’équipe détenu présentement par Bill Durnan qui totalise 208 victoires en 383 rencontres (Bill Durnan fût le dernier gardien nommé capitaine de l’histoire de l’équipe.)

Carey Price vient également au 5e rang au chapitre des minutes joués dans l’histoire de l’équipe avec 22015: 27 minutes d’utilisations. Le premier de classe est Jacques Plante avec un total de 33226: 00 minutes d’utilisations. Avec ces statistiques l’on peut facilement présumer que le #31 aura surpassé le célèbre cerbère au terme de son présent contrat le liant avec l’équipe, et devrait en toute logique devenir le gardien ayant remporté le plus grand nombre de victoires dans l’histoire de l’équipe chose qui n’est pas du tout banale.

Carburer à la pression

Le métier de gardien #1 à Montréal est sans aucun doute le métier le plus exigeant au pays en matière de visibilité. Le gardien du bleu-blanc-rouge est toujours sur le radar et est constamment exposé à la pression ainsi qu’à la critique des amateurs du pays même si parfois les attentes sont démesurées. Ces attentes élevées qui proviennent en grande partie d’une tradition gagnante des prédécesseurs qui ont défilés sur la non moins célèbre rue Sainte-Catherine avec la coupe Stanley.

Le titulaire #1 est donc condamné à performer match après-match sans avoir le droit à l’erreur, car ces erreurs se transformeront en buts alloués ou en défaites. Pour être gardien à Montréal il faut donc être prêt à vivre avec cette pression perpétuelle qui est omniprésente jour après jour, match après-match, année après année. La pression est donc énorme.

Heureusement pour les amateurs du club de hockey Canadien Carey Price est en mesure de performer sous  haute pression. Il l’a maintes fois prouvé par le passé que ce soit au niveau junior avec l’équipe Canadienne au championnat mondial junior, dans la ligue américaine avec les bulldogs d’Hamilton et plus récement avec l’équipe olympique masculine de hockey sur glace à Sotchi lors des derniers jeux olympiques d’hiver.

Des amateurs moins bien intentionnés vous diront qu’il a été chanceux, et qu’il n’a toujours pas gravé son nom sur la célèbre coupe Stanley, bref qu’il n’a encore rien prouvé. Ils vous expliqueront que Patrick Roy a réussi deux fois plutôt qu’une à ramener le précieux trophée dans la métropole, ils vous diront aussi que chaque fois il fût nommé le meilleur joueur des séries, et ne feront aucunement abstraction des époques entre les deux gardiens, parce que c’est comme cela que ça se déroule au temple du canadien.

Une force de caractère étonnante

En 2009-2010 l’équipe montréalaise sera décimée par les blessures et le jeu de Carey Price semblera déficient. Il lui est alors préféré un certain Jaroslav Halak pour le dernier droit de la saison. Halak amènera l’équipe en série et continuera son conte de fée en propulsant l’équipe en finale de conférence avant de s’incliner en cinq rencontres face aux Flyers de Philadelphie. Au terme de la saison l’équipe décidera d’aller de l’avant avec Carey Price au grand mécontentement des partisans.

Durant la saison suivante, celle de  2010-2011 Carey Price établira un record d’équipe en participant à 72 rencontres et récoltants 38 victoires au passage. Il fait donc preuve de caractère et démontre que la saison précédente fût une erreur de parcours. Il tourne la page  sur la saison passé de façon spectaculaire et inespérée. Dès lors  Carey Price dont l’attitude avait été décriée s’éleva au rang des excellents gardiens de but de la LNH. Le CH terminera sa saison à Boston éliminé par les bruins lors du 7e match en surtemps par un lancer dévié du bâton de Nathan Horton.

Finalement reconnu

La saison dernière fût une saison charnière pour Carey Price. Il termina la saison avec plus de 30 victoires (34), et participa en cours de route à l’aventure Olympique à Sotchi comme gardien numéro 1 ou il récolta l’or et sera désigné comme étant le meilleur gardien du tournoi en raison d’une impressionnante fiche de 5-0-0, un pourcentage d’arrêt de .977% ainsi qu’une moyenne de buts alloués de 0.59

Carey Price venait donc de se faire un nom et du coup il entra dans l’histoire du hockey international en allouant 1 seul but durant les rencontres de médailles. Price poursuiva son excellent travail à son retour dans la LNH, et la grande majorité des amateurs le perçoive comme le futur gagnant du trophée vézina. Price répondra lorsque questionné sur la possibilité de remporté le trophée Vézina que la coupe Stanley est le trophée qui l’intéresse le plus.

Le portier fait preuve de caractère et contribue davantage en sauvant le CH d’une élimination au match 6 contre les bruins de Boston au Centre Bell avec une performance éclatante pour finalement venir à bout des bruins en sept rencontres. Price remporte donc une 2e série et amène l’équipe en finale de conférence. L’espoir de ramener la coupe Stanley semble de plus en plus envisageable, mais malheureusement lors du match inaugural de la série Price est victime d’un contact avec Chris Kreider des rangers de New York et doit quitter la rencontre. Blessé la saison de Price est donc terminé et le rêve est inachevé.

Personne ne peut prédire le résultat qu’aurait obtenu l’équipe avec un gardien de la trempe de Price en santé. Le grand portier n’était plus qu’a huit victoires du précieux trophée et la grande qualité de son jeu nous laissaient penser que le CH aurait gagné son pari contre l’équipe New-yorkaise.

En ce début de saison 2014-2015 le ch se gonfle le torse avec une fiche de 6-1-0 et Carey Price semble avoir retrouvé ces repères sans avoir auparavant une fois de plus semé le doute dans la tête de certains partisans. L’histoire nous démontre pourtant et clairement que le grand leader de l’équipe saura livrer la marchandise.

Le grand défi de Carey Price est très simple…

Il est condamné à gagner la coupe Stanley.

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