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David Desharnais ne l’a pas volé

By on mars 16, 2013 in Partisan with 0 Comments

par Simon Servant, Rédacteur, Le Magazine All Habs

ST-EUSTACHE, QC — Vendredi matin, le Canadien de Montréal a annoncé qu’il s’était entendu avec David Desharnais sur les modalités d’un contrat de quatre ans d’une valeur de 14 millions de dollars.

Le petit attaquant de 26 ans avait raison de sourire, car après des années de dur labeur et d’avoir à constamment prouver qu’il était capable de jouer dans la grande ligue, il signe le premier vrai lucratif contrat de sa jeune carrière.

Photo La Presse

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Une signature qui me réjouit et une inspirante histoire toujours plaisante à entendre.

Il a fait sa place…

Dans les rangs juniors, avec les Saguenéens de Chicoutimi, Desharnais avait fait la pluie et le beau temps et montrait un talent offensif qui aurait pu faire écarquiller les yeux de bien des éclaireurs. Sauf que comme toutes les histoires de la sorte, il y avait un bémol : son petit gabarit.

À 5’7’’, il a toujours traîné avec lui quelques doutes concernant son habileté à répondre présent à tous les soirs dans une ligue où la moyenne des joueurs est au-delà de 6’. À force d’acharnement, il parvient tout de même à faire le camp du Canadien, en 2007, et à en impressionner plusieurs.

Il parvient à obtenir un essai dans la East Coast Hockey League (ECHL), avec les Cyclones de Cincinnati – ancien deuxième club-école du CH – et il n’a plus regardé derrière depuis ce temps. On a souvent critiqué l’organisation pour son évaluation plus ou moins ordinaire de quelques jeunes joueurs, mais dans le cas du petit joueur de centre, les dirigeants ont fait un bon coup en décelant rapidement le potentiel en lui.

Avec Cincinnati, il récolte 106 points en 68 matchs – un sommet dans la ligue – 33 autres en séries éliminatoires et rafle les titres de recrue de l’année et du joueur le plus utile en plus de remporter la Coupe Kelly, l’emblème de la suprématie dans la ECHL. Il signera son premier contrat professionnel.

Il gradue dans la Ligue Américaine avec les Bulldogs de Hamilton. Lors des saisons 2008-2009 et 2009-2010, il amasse 136 points en 137 parties, mais c’est lors d’un bref séjour avec le tricolore qu’il a su laisser sa marque. Avant la saison 2010-2011, le numéro 57 de l’époque avait signé un contrat à deux volets d’une durée d’un an et c’était peut-être sa vraie dernière chance de se faire valoir et il l’a saisie.

Il débute la campagne avec les Bulldogs, mais développe une chimie inébranlable avec un autre espoir au grand potentiel : Max Pacioretty. Ce dernier tarde à percer l’alignement du bleu-blanc-rouge et s’est vite rendu compte des bénéfices de la vision du jeu de son petit compagnon de trio.

Les deux joueurs sont rappelés pratiquement au même moment et ne tardent pas à poursuivre sur leur lancée. L’an dernier, nous avons pu voir l’étendue de leur talent et à quel point ils s’entendaient bien ensemble et encore cette saison, quand un des deux marque, l’autre a souvent une passe sur le but.

… et il l’a conservée

David Desharnais n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de joueur indispensable au Canadien, mais il a des qualités offensives indéniables qui font en sorte qu’il est un joueur important au sein de la formation.

Malgré sa petite stature, c’est un joueur qui n’a pas froid aux yeux et qui joue un style différent des joueurs de 5’7’’. À l’instar d’un joueur comme Martin St-Louis, il va dans les coins et n’a pas peur de se salir le nez devant le filet et dans l’enclave.

Toutefois, ses meilleures qualités sont sa vision du jeu et son sens du hockey. C’est un bon passeur qui repère bien ses ailiers et l’an passé, il pilotait un trio qui était composé de deux marqueurs de 30 buts. Ça ne peut tout de même pas être qu’un hasard. Vous vous souvenez peut-être que pendant le camp d’entraînement, la saison passée, Michael Cammalleri avait vanté la qualité de ses passes et sa vision. Évidemment, quand tu es un marqueur naturel, tu vois rapidement qu’un joueur comme lui peut te faire trouver le fond du filet à maintes reprises.

La preuve a déjà été faite et à ses côtés, Max Pacioretty a retrouvé sa touche depuis une quinzaine de matchs et depuis que Brendan Gallagher a été muté à ce trio, il engrange lui aussi les points faisant en sorte qu’il est dans la course pour le trophée Calder.

Desharnais lui-même connaît aussi une belle saison malgré un début un peu lent. Ses huit buts et huit passes le classe au 7e rang des pointeurs de l’équipe, mais lors de ses 15 dernières rencontres, il a totalisé 11 points dont cinq buts.

Sans faire trop de bruit, il a trouvé le moyen de se trouver une chaise dans les plans de match et les systèmes de Jacques Martin, Randy Cunneyworth et Michel Therrien et c’est tout à son honneur.

Un contrat très peu menaçant

L’été dernier, dans un des mes précédents textes ici-même, j’avais prédis que David Desharnais allait signer une prolongation de quatre ans d’une valeur de 15 millions de dollars. Un million de plus que ce qui est réellement arrivé et je dois dire que je suis très heureux de ce contrat et de ce qu’il implique pour les deux parties.

Photo La Presse

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Dans un premier lieu, Marc Bergevin signe à long terme un joueur qui apporte une belle dimension offensive et il le fait à un prix raisonnable. À 3,5 millions annuellement, le directeur-général ne se lie pas les mains non plus en ce qui concerne les contrats à venir. De plus, il hiérarchise ses centres de façon à ce que Tomas Plekanec demeure le mieux payé à cette position et avec raison, car c’est celui qui est le numéro un et le plus complet.

C’est un contrat qui n’est pas menaçant puisque Plekanec ne ressentira pas de pression comme si on voulait lui enlever son « titre ». Aussi, on ne le souhaite pas, mais si le CH pensait à échanger Desharnais, pour ne pas ralentir le développement d’Alex Galchenyuk et Lars Eller, il pourrait le faire. La durée, le salaire ainsi que le joueur en tant que tel se prennent très bien sur une masse salariale diminuée dès l’an prochain.

En second lieu, le numéro 51 est un travaillant qui a dû manger son pain noir pendant des années alors je serais très surpris qu’il s’assoit sur son contrat. Sans oublier le fait qu’il solidifie une ligne de centre qui se développe et s’impose de plus en plus à travers la LNH. Une lacune flagrante par le passé.

Au bout du compte, cette association a de quoi réjouir la grande majorité des partisans de la Sainte-Flanelle. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il saura jouer du bon hockey lors des séries éliminatoires et qu’il réussira à faire partie de ce plan à long terme qu’est en train d’établir la nouvelle direction.

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About the Author

About the Author: Étudiant en communication à l'Université de Montréal, Simon est un passionné de sports qui rêve de devenir journaliste sportif. Souvent reconnu pour ses opinions tranchées, il peut aussi faire preuve de logique et d'objectivité. Maniaque de hockey, il a toujours son mot à dire sur son équipe favorite : Les Canadiens de Montréal et n'hésite pas pour analyser ce qui se passe dans l'équipe. De plus, Simon est aussi journaliste accrédité à la couverture de l'Armada de Blainville-Boisbriand, dans la LHJMQ // Communications student at the University of Montreal, Simon is passionate about every sport and dreams of becoming a sports journalist one day. Often known for his strong opinions, he can also be logical and objective. Hockey maniac, he always has something to say about his favorite team : The Montreal Canadiens and doesn't hesitate to analyze what's happening with the team. Also, Simon is covering as a journalist the Blainville-Boisbriand Armada team in the QMJHL. .

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