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La force des jeunes, version 2.0

By on octobre 22, 2014 in Analyse, En Vedette, Ignore with 0 Comments

Photo: La Gazette de Montréal

par Pierrick Cusson, Chroniqueur, Le Magazine All Habs

MONTRÉAL, QC–Lors de sa 23e conquête de la Coupe Stanley, le Canadien de Montréal avait été propulsé au plus haut sommet avec un mélange de vétérans et de jeunes joueurs recrues. Cette année-là, des jeunes joueurs tels que Stéphane Richer, Patrick Roy, Kjell Dhalin, Claude Lemieux, Chris Chelios allaient s’avèrer des facteurs clés pour l’équipe dans la route vers la conquête du précieux trophée.

Force est d’admettre qu’avec un départ canon, le bleu-blanc-rouge, édition 2014-15, nous fait déjà saliver en nous rappellant de cette jeune équipe qui avait secoué le monde du hockey avec une Coupe Stanley tout à fait inattendue par cette bande de jeune joueurs bourrée de talent.

Le leader silencieux

Pour la deuxième fois de son histoire, le club n’a pas de capitaine, car aucun joueur aborde la lettre  »C » sur son uniforme. Le grand leader de l’équipe est celui qui se retrouve entre les poteaux. Vous aurez tôt fait de deviner que je fais allusion au numéro 31, Carey Price, qui sans l’ombre d’un doute est le meneur de cette bande de jeune loups.

Les médias traditionnels vous diraient que c’est plutôt Max Pacioretty ou P.K. Subban qui dirigent ce vestiaire, mais dans les faits, c’est une toute autre histoire. Price est le grand leader de l’équipe, et avec la magie technologique de 2014 et par l’entremise de l’émission hebdomadaire 24CH, nous sommes en mesure de constater qu’il prend tous l’espace dans le vestiaire.

C’est Price qui à remis la rondelle de la première victoire de Dustin Tokarski comme adjoint à ce dernier après la rencontre à Washington, et c’est également Price qui a autorisé P.K. Subban à faire jouer sa musique après une victoire.

Autre signe que le grand leader est Price: la décision de l’organisation d’impliquer Price dans les rencontres de leadership avec les quatre adjoints nommés par l’équipe, c’est-à-dire P.K. Subban, Max Pacioretty, Andrei Markov et Tomas Plekanec. Ceci en dit long sur le statut de la super-vedette au sein de l’équipe.

Une énergie renouvelée

Lorsque l’organisation du Canadien de Montréal a confirmé le départ des vétérans leader Josh Gorges et Brian Gionta, plusieurs se sont demandés qui prendrait la charge de l’équipe. Un fait demeure: Gorges et Gionta étaient de bons joueurs de hockey et de très bons individus, mais ils n’avaient pas l’impact souhaité sur la patinoire.

Josh Gorges a été remplacé par un certain Tom Gilbert qui connait un début brouillon. Cependant, Gilbert apporte une dimension que Gorges ne pouvait apporter, soit celle de transporter la rondelle et d’appuyer l’attaque. En défensive, Mike Weaver se charge admirablement bien de bloquer des lancers et P.K. Subban peut alors finalement jouer en infériorité-numérique.

Tous ces possibilités étaient mises de côté l’année dernière avec le récipiendaire du trophée Norris. Depuis le départ de Gorges, nous avons été en mesure de saisir tout le talent du numéro 76 et de réaliser à quel point ce joueur flamboyant pouvait être un facteur déterminant dans une rencontre.

P.K. Subban, contrairement à Josh Gorges, ne fait pas seulement dire les belles choses devant la caméra. Il livre la marchandise et davantage quand les regards sont dirigés vers lui ou dans des rencontres sans lendemain. Il est le type de joueur qui peut changer l’allure d’une rencontre avec une montée spectaculaire, une solide mise en échec ou un foudroyant lancé. Dans son cas, le départ de Gorges fut une bénédiction sur le plan hockey.

Dans le cas de Brian Gionta, nul ne doutait de la ténacité du capitaine et de son engagement. Cependant, le petit numéro 11, Brendan Gallagher, nous rappelle sensiblement de Gionta lors de ses plus belles saisons disputés au New Jersey. Il fonce, tête première vers le filet, dans les coins de patinoires, le long des rampes–bref, il fait un travail colossal pour un joueur au petit gabarit.

Le départ de Gionta a permis à l’organisation de donner toute la latitude à son choix du 1er tour de 2012: Alex Galchenyuk. Ce dernier avait été utilisé pour une durée limitée lors des jeux de puissance et lors des situations à cinq contre cinq. Il est dorénavant employé en outrance par son entraîneur, et les résultats sont éloquents. Il a remis en marche un joueur que l’on croyait à là croisée des chemins, et je parle ici de Tomas Plekanec.

Tous pouvaient témoigner du grand talent du #27, mais personne n’aurait plus prédire une sortie des blocs de départs aussi spectaculaire. Depuis le début de la saison Galchenyuk fait tout sur la patinoire. Il est rapide, créatif et il est une menace constante. Il nous rappelle de l’ancien numéro 27, soit l’artiste Alex Kovalev. Il performe si bien que certains soirs on l’imagine facilement pivoter un trio avec un certain Max Pacioretty.

Le départ de Brian Gionta aura donc permis l’éclosion tant attendu du jeune prodige Galchenyuk, qui joue maintenant plus de 15 minutes par match, et qui est utilisé lors des avantages numériques. Jiri Sekac, dans un rôle plus effacé, contribue efficacement là ou le capitaine se retrouvait. Avec ces deux départs, les Galchenyuk, Subban, Gallagher, Pacioretty, Sekac, Beaulieu, Tinordi et Price peuvent désormais prendre tout le leadership qui leur revient.

La cuvée 2014-2015 du bleu-blanc-rouge en est une de caractère où la vitesse est le facteur prédominant. Jumelée au talent, nous avons une équipe en pleine progression qui, soir après soir, se forge une identité au yeux des autres formations de la ligue Nationale.

Le plan de Marc Bergevin fonctionne. Les joueurs répondent aux attentes et nous permettent de voir le futur avec enthousiasme. Fini les tires-poids et les boulets. Le Canadien de Montréal est dorénavant une formation spectaculaire avec une fondation qui fait l’envie de plusieurs organisations de la LNH. Dirigé par main de maître par son entraîneur-chef Michel Therrien, il est terminé le temps ou la seule ambition était de faire les séries de fin de saison. Le Canadiens de Montréal cuvée 2014-2015 peut maintenant croire et rêver de Coupe Stanley annuellement, car elle possède les éléments et les ressources nécessaires pour espérer se rendre jusqu’au bout.

Chapeau Marc Bergevin! Merci d’avoir gardé le cap sur le plan initial. Regardons vers l’avant avec ces bandes de jeunes loups affamés.

La force des jeunes version 2.0, c’est maintenant!

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