Le Magazine All Habs avec Fantômes du Forum

Le CH est bien en selle à la mi-saison

By on mars 9, 2013 in En Vedette with 1 Comment

par Simon Servant, Rédacteur, Le Magazine All Habs

ST-EUSTACHE, QC — Le Canadien vient à peine de terminer la première moitié de cette saison écourtée et de le voir trôner au sommet de l’association de l’est est indubitablement une surprise de taille.

Aucune personne honnête en ce bas monde ne pouvait croire que ça serait le cas, au début de la saison, en janvier. Pas même un certain journaliste qui voulait probablement faire parler de lui plus qu’autre chose.

La raison est fort simple : le CH ne forme pas une équipe de première position. Néanmoins, rien n’arrive au hasard et les succès de la troupe de Michel Therrien sont mérités. Se poursuivront-ils??

Qui l’eût cru?

Même si la surprenante première moitié de saison du tricolore est de loin moins impressionnante que celle des Blackhawks de Chicago, par exemple, elle a tout de même quoi faire couler beaucoup d’encre à travers la LNH.

Photo Toronto Sun

Photo Toronto Sun

Encore aujourd’hui, je me suis pincé et je me suis frotté les yeux pour m’assurer que je ne rêvais pas. Non. Après une saison de misère, l’an passé, les partisans pouvaient s’attendre à une amélioration, mais de là à en voir une considérable comme celle-ci, pas du tout.

Après 24 matchs, en 2011-2012, le bleu-blanc-rouge compilait une fiche de 10-10-4 et revendiquait 24 points. Une grosse fiche de .500. Sauf que les arrivées de Marc Bergevin et Michel Therrien semblent avoir fait le plus grand bien à une équipe qui manquait cruellement de structure récemment. Aujourd’hui, le Canadien possède une fiche de 15-5-4 et 34 points. Tout ça sans camp d’entraînement.

Un système revampé

Une des principales raisons de ces succès est sans aucun doute le système de jeu établit par l’entraîneur-chef. Je dois avouer que je ne suis pas le plus grand fan de Therrien, mais tant en offensive qu’en défensive, il faut admettre que ce n’est vraiment pas la même équipe que la saison dernière avec ou sans le disque.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce que Pierre Gauthier avait dit il y a plusieurs mois : « Nous voulons avoir un système de possession de rondelle comme les Blackhawks. » Et bien ce n’est pas exactement ce que nous voyons, mais ça s’y approche. La rapidité des attaquants et leur échec-avant soutenu à deux hommes donnent souvent du fil à retordre à l’adversaire. Ces derniers sont aussi plus patients et décochent plus de lancers à forces égales.

Le support offensif des défenseurs, en deuxième vague, est aussi à considérer. C’est une caractéristique qui était loin d’être présente avec les systèmes hermétiques de Jacques Martin et Randy Cunneyworth. Je le répète encore, mais les glorieux trônent aussi au premier rang de la LNH au chapitre des points pour les défenseurs avec 65. Ça faisait quand même un bon bout qu’on n’avait pas vu ça.

Il ne faut pas aussi oublier le travail en défensive. Les attaquants se replient beaucoup plus profondément, mais c’est surtout la protection de l’enclave qui s’est grandement améliorée. Les tirs dangereux sont moins fréquents, ce qui facilite un peu plus la tâche des gardiens. La moyenne de tirs alloués est passée de 29,7 à 27,2, en comparaison à la dernière campagne. 2,5 tirs de moins, ça ne semble pas un nombre si imposant, mais c’est tout de même ça de moins. Encore mieux s’ils proviennent de l’extérieur des cercles.

Contrairement aux années passées, Carey Price – et ses adjoints – a beaucoup moins de pression de voler les rencontres.

Quand Carey va, tout va

Même si une équipe n’accorde pas beaucoup de tirs au but, il faut quand même que l’homme masqué entre les poteaux réalise les arrêts clés et donne une chance à son équipe de sortir du match avec les deux points. C’est ce que Carey Price a fait depuis le début de la saison.

François Lacasse | Getty

François Lacasse | Getty

Certes, il a eu quelques petits moments difficiles – récemment d’ailleurs – mais c’est plutôt rare que la saison se déroule sans le moindre creux de vague. Il est un facteur moins important aux succès des siens depuis le début de la saison, mais de dire qu’il n’y est pour rien est complètement faux.

De la façon dont il se comporte devant son filet, il inspire confiance à ses coéquipiers et il peut à l’occasion sortir l’arrêt qui permet de fermer les livres ou carrément changer le momentum du match. Lorsqu’il est au sommet de son art, il figure peut-être dans le top 5 des gardiens de la ligue.

Dans la LNH d’aujourd’hui, on dit souvent qu’il faut marquer au moins trois buts pour remporter un match. En 19 départs, Price a accordé trois buts ou moins à 15 reprises et montre une fiche de 12-2-1. Cette statistique me montre que lorsqu’il bénéficie d’un support offensif qu’on pourrait considérer de normal, il est capable de tenir son équipe dans le match la majorité du temps.

Quelques partisans ont sauté aux rideaux parce qu’il a « échappé » quelques matchs dernièrement, mais il faut respirer par le nez un peu. Les mauvais matchs auxquels il a pris part coordonnent aussi avec un léger relâchement défensif. Il est à blâmer autant que tout le monde, mais c’est loin de m’inquiéter. La preuve est venue assez vite, jeudi dernier contre les Hurricanes.

Quand Carey va, le CH va aussi et on peut affirmer que les deux vont plus souvent bien que mal depuis le début de la saison.

Une première place méritée??

Même si plus haut je mentionnais que je ne croyais pas que le Canadien était une légitime équipe de première position, je peux quand même dire qu’il ne l’a pas volée. Je me questionne quand même à savoir pourquoi je ne suis pas tant convaincu. Le calendrier plus facile et le fait qu’il a joué plus de matchs à domicile? L’absence de matchs contre la conférence de l’ouest?

Phil Ellsworth | Getty

Phil Ellsworth | Getty

Depuis le début de la saison, le tricolore a joué 13 matchs à domicile, le troisième plus haut total de l’est derrière les Rangers et les Islanders. Pas que c’est problématique en soi, mais les bonnes équipes ont généralement beaucoup de succès devant leur foule. C’est à l’extérieur qu’on reconnaît les équipes championnes et pour le moment, la troupe de Michel Therrien n’est aucunement intimidée sur la route. Va pour ça.

Le vieux mythe dit que la conférence de l’ouest est toujours plus forte et plus ouverte que celle de l’est. La saison écourtée fait en sorte que le CH n’affrontera pas les équipes de l’ouest ce qui, pour certaines langues sales, est vu comme un avantage. D’autres mentionnent aussi « l’avantage » d’affronter la pire division de la ligue : la division sud-est.

C’est vrai que le bleu-blanc-rouge a enregistré sept victoires en autant de rencontres contre les équipes de cette division, mais il ne faudrait pas oublier que c’est la même chose pour ceux qui les pourchassent. Les Bruins ont eux aussi joué sept matchs contre ceux-ci tandis que les Penguins en ont joué neuf.

Au bout du compte, il faut avoir plus de victoires que de défaites et tout n’est jamais joué d’avance avec la parité.

Rendez-vous en mai

Je ne pense pas créer de commotion en affirmant que la Sainte-Flanelle devrait faire partie de la danse du printemps. En première position, c’est une autre question.

Comme je l’avais mentionné dans un texte précédent, la profondeur de son alignement est un heureux problème et il y a des héros différents à chaque match. L’ajout de Michael Ryder vient aussi solidifier l’avantage numérique.

À l’instar de 2007-2008, l’année où le Canadien avait fini au premier rang de son association, les blessures n’ont pas joué de facteur non plus. Pour le moment. Sans match pré-saison et avec des semaines où les joueurs sont surtaxés, il faudra toucher du bois. Devant le filet, Price est capable de jouer plusieurs parties de suite et Peter Budaj peut venir en renfort au besoin.

Il ne restera qu’à voir si Marc Bergevin voudra sacrifier un peu de sa jeunesse à la date limite des transactions ou préférera garder les yeux sur son plan à long terme. D’ici là, il faudra attendre au moment où ça comptera vraiment, en mai.

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About the Author: Étudiant en communication à l'Université de Montréal, Simon est un passionné de sports qui rêve de devenir journaliste sportif. Souvent reconnu pour ses opinions tranchées, il peut aussi faire preuve de logique et d'objectivité. Maniaque de hockey, il a toujours son mot à dire sur son équipe favorite : Les Canadiens de Montréal et n'hésite pas pour analyser ce qui se passe dans l'équipe. De plus, Simon est aussi journaliste accrédité à la couverture de l'Armada de Blainville-Boisbriand, dans la LHJMQ // Communications student at the University of Montreal, Simon is passionate about every sport and dreams of becoming a sports journalist one day. Often known for his strong opinions, he can also be logical and objective. Hockey maniac, he always has something to say about his favorite team : The Montreal Canadiens and doesn't hesitate to analyze what's happening with the team. Also, Simon is covering as a journalist the Blainville-Boisbriand Armada team in the QMJHL. .

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