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Michael Ryder : le vol de l’année

By on avril 8, 2013 in En Vedette with 0 Comments

par Simon Servant, Rédacteur, Le Magazine All Habs

ST-EUSTACHE, QC — Depuis son retour à Montréal, le 26 février dernier, Michael Ryder ne cesse d’accumuler les buts et les points tant et si bien qu’il est devenu la nouvelle coqueluche de l’équipe en plus de faire oublier le début de saison ordinaire d’Erik Cole, contre qui il a été échangé.

Totalisant 10 buts et 18 points en autant de rencontres, l’attaquant de 33 ans fait paraître Marc Bergevin pour un génie et solidifie une offensive diversifiée ainsi qu’une attaque à cinq dangereuse. Cette dernière occupe présentement le 6e rang de la LNH à 22,6%.

À l’approche des séries, le numéro 73 pourrait bien être le coup fumant de l’année.

Merci à Claude Julien

Je l’avoue, j’avais déjà un gros faible pour Ryder. Lors de son premier séjour à Montréal, c’était mon joueur favori et je portais fièrement son chandail partout où j’allais. Pourquoi? Parce que je voyais en lui des aptitudes de marqueur naturel au lancer dévastateur. Il avait le flair pour compter des buts et il ne m’a pas fait mentir.

Richard Wolowicz | Getty

Richard Wolowicz | Getty

Après une saison recrue de 63 points, pour laquelle il a été finaliste au trophée Calder, le natif de Terre-Neuve a ajouté deux saisons consécutives de 30 buts avant de devenir la tête de Turc des partisans pendant la glorieuse saison de 2007-2008. Sa production ayant diminué à 14 buts, il n’était pas dans la soupe de l’entraîneur Guy Carbonneau. Celui-ci l’a même envoyé sur la galerie de presse à quelques occasions.

Ne figurant plus dans les plans du CH, il paraphe une entente de trois ans, à l’été 2008, avec les éternels rivaux : les Bruins de Boston. C’est à ce moment que Claude Julien a un impact positif sur lui. Il l’avait dirigé trois ans dans les rangs juniors avec les Olympiques de Hull, une année dans la ligue américaine avec les Bulldogs de Hamilton et deux autres avec le tricolore. Il connaissait son potentiel, mais aussi ses lacunes.

Julien lui a fait travailler son jeu défensif, son implication dans sa zone, mais lui a aussi fait comprendre la mentalité et le système des Bruins. Pendant son passage à Boston, il a enfilé l’aiguille un peu moins souvent, mais a surtout appris à devenir un joueur plus complet et plus mature. Il a pris de l’expérience et s’est muni d’une bague de la Coupe Stanley au passage.

Le parallèle se fait bien entre les deux séjours à Montréal puisqu’on voit présentement que l’ailier n’est plus aussi unidimensionnel qu’avant et qu’il fait partie intégrante du système de Michel Therrien.

Le vol de l’année

Le directeur-général du Canadien n’a pratiquement pas bougé lors de la date limite des transactions, mais il avait déjà fait une transaction de taille plusieurs semaines auparavant. En transigeant pour Ryder, il a trouvé un moyen d’améliorer son équipe à une plus longue échelle sans avoir à surpayer pour le faire.

Les raisons pour lesquelles je considère que c’est le vol de l’année sont très simples. Tout d’abord, Erik Cole avait certes connu une belle saison l’an dernier, mais il est arrivé au camp démotivé et laissant même planer la possibilité de prendre sa retraite à la fin de la présente campagne. Pour un gars qui venait de signer un lucratif contrat de quatre ans l’année précédente, il n’y a pas de quoi faire bonne première impression aux yeux de Bergevin.

François Lacasse | Getty

François Lacasse | Getty

Parlant de ce contrat, c’est une autre raison qui penche en faveur du Terre-Neuvien. En plus de commander un salaire moindre, à 3,5 millions par saison, il en est à la dernière année de son contrat faisant en sorte que le bleu-blanc-rouge se libère de cette somme dès l’été.

La beauté de cette transaction est aussi que le numéro 73 n’arrive pas ici en étranger. Il avait déjà joué avec des vétérans comme Tomas Plekanec, Andrei Markov, Josh Gorges, Francis Bouillon et Carey Price. Il ne vient donc pas « casser » la chimie déjà établie et a probablement déjà des liens avec ces joueurs.

Finalement, c’est un vrai vol car en plus d’avoir obtenu un choix de troisième tour, le CH bénéficie d’un rendement plus qu’acceptable de la part de Ryder. Il a amassé un impressionnant total de 18 points en 18 parties comparativement à quatre pour Cole à Dallas.

Des points positifs

Lundi, la Sainte-Flanelle a annoncé que Rene Bourque allait revenir au jeu contre les Capitals de Washington, mais ça faisait déjà un bon bout qu’il avait été remplacé sur le premier trio.

Sans rien enlever à Bourque, il connaissait un début de saison respectable en compagnie de Tomas Plekanec et Brian Gionta, mais force est d’admettre qu’il ne retrouvera pas ces deux coéquipiers à son retour. Les succès de Michael Ryder ont fait en sorte qu’il se taillera un probablement un poste avec Lars Eller et Alex Galchenyuk.

Ceci ajoute encore plus de profondeur à l’organisation. La formation montréalaise se retrouve avec trois trios dangereux offensivement et un quatrième trio énergique avec Brandon Prust, Travis Moen et Jeff Halpern. Un point positif lorsque les séries seront en marche.

Autre point positif que je décèle, c’est que pour un jeune joueur droitier comme Brendan Gallagher – qu’on a étiqueté comme marqueur naturel – il peut prendre exemple sur le numéro 73 et peut définitivement apprendre de ce dernier.

Une signature au bas d’un contrat?

Est-ce que les performances de l’ailier de 33 ans sont assez intéressantes pour permettre aux deux parties de s’entendre sur un nouveau contrat cet été? Probablement. Sauf qu’avec le plafond salarial qui diminue l’an prochain, les chances de revoir un chandail rouge à l’effigie de Michael Ryder sont plutôt minces.

Un marqueur comme lui peut certainement aider l’équipe pendant au moins deux ou trois autres saisons, mais quand je vois la montée jeunesse qui se déroule présentement à Hamilton, je me questionne à savoir si le salaire demandé ne sera pas trop élevé.

De plus, je suis un partisan de Danny Kristo, que je compare un peu à Patrice Bergeron, et je crois qu’il évoluera dans la LNH la saison prochaine. Il faudra lui trouver une place sur les trois premiers trios. Sans oublier qu’Alex Galchenyuk va lui aussi avoir plus de responsabilités.

C’est un casse-tête que je n’aimerais pas avoir, mais si j’avais les clés du coffre-fort, je lui offrirais un contrat de 7 millions échelonnés sur deux ans. Ça me semble acceptable – surtout que Tomas Kaberle et ses 4,25 millions ne seront plus dans les pattes – mais je ne crois pas que ça sera assez.

L’avenir nous le dira et les prochaines séries montreront ce qui manque à cette équipe… s’il manque quelque chose.

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About the Author

About the Author: Étudiant en communication à l'Université de Montréal, Simon est un passionné de sports qui rêve de devenir journaliste sportif. Souvent reconnu pour ses opinions tranchées, il peut aussi faire preuve de logique et d'objectivité. Maniaque de hockey, il a toujours son mot à dire sur son équipe favorite : Les Canadiens de Montréal et n'hésite pas pour analyser ce qui se passe dans l'équipe. De plus, Simon est aussi journaliste accrédité à la couverture de l'Armada de Blainville-Boisbriand, dans la LHJMQ // Communications student at the University of Montreal, Simon is passionate about every sport and dreams of becoming a sports journalist one day. Often known for his strong opinions, he can also be logical and objective. Hockey maniac, he always has something to say about his favorite team : The Montreal Canadiens and doesn't hesitate to analyze what's happening with the team. Also, Simon is covering as a journalist the Blainville-Boisbriand Armada team in the QMJHL. .

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