Le Magazine All Habs avec Fantômes du Forum

Patience avec le numéro 24

By on octobre 12, 2014 in En Vedette, Ignore with 0 Comments

par Pierrick Cusson, Chroniqueur, Le Magazine All Habs

Tinordi

MONTRÉAL, QC–Le 25 Juillet 2010 se tenait à Los Angeles le 48e repêchage de la ligue Nationale de Hockey. Cette journée-là, deux noms étaient sur toutes les lèvres, soit ceux de Tyler Seguin et Taylor Hall, tous les deux étant qualifiés comme les étoiles de ce repêchage.  Le Canadien réalisait un coup fumant lors de la 5e ronde, plus précisément, avec la 147e sélection, en repêchant un certain Brendan Gallagher qui fait désormais partie prenante des leaders de l’édition actuelle du Club de hockey Canadien, et qui en est déjà à sa troisième saison avec l’équipe.

Le Canadien a également retenu l’attention lors de cette première ronde en procédant à une transaction: il échange ses choix de 1e ronde (27) et choix de 2e ronde (57) au Coyotes de Phoenix, pour pouvoir mettre la main sur le  22e choix, ce qui est devenu le jeune américain Jarred Tinordi, fils de l’ancien joueur Mark Tinordi, issu du programme de développement américain des moins de 18 ans: un colosse de 6 pieds 6 pouces. Tinordi fût également sélectionné en 7e ronde par le Metallourg Magnitogorsk de la KHL.

Jarred Tinordi, dont les qualités de meneur sont indéniables, a été nommé capitaine de l’équipe américaine des moins de 18 ans, qui sera sacrée championne du Championnat mondial masculin des moins de 18 ans la même année.

Tinordi avait l’option d’évoluer avec l’Université Notre-Dame de la NCAA mais a choisi de parfaire ses classes dans la Ligue Junior de l’Ontario (OHL) avec les Knights de London, alors dirigé par l’ex-joueur et ex-coéquipier de son père, Dale Hunter, pour les deux saisons suivantes. Il terminera son stage junior en tant que capitaine de l’équipe. Lors de son séjour à London, Tinordi fut très élogieux envers la famille Hunter.

Ils m’ont aidé à grandir en tant que joueur de hockey,” il expliquait. “Ils m’ont appris à jouer comme un pro et m’ont aidé à me préparer pour le camp d’entraînementIls nous disent à quoi s’attendre, ce qu’il faut faireQuand je suis arrivé au camp d’entraînement (avec les Canadiens de Montréal), j’ai fais ce qu’ils m’ont dit.

Ils ont apporté des gens de qualité à l’organisation. C’est ce qui importe le plus ils vous rendent prêt pour le prochain niveau de hockey professionnel.

C’est avec cette attitude que Tinordi se présentait au camp d’entraînement du Canadien de Montréal en 2012. Il fût l’un des quatre joueurs des Bulldogs invités par l’équipe pour participer au mini-camp lors de la saison écourtée en raison du lock-out. Il poursuivera alors sa saison avec les Bulldogs, où il a récolté 13 points en 67 parties ainsi qu’un total de 71 minutes de punition. Tinordi faisait également partie de l’équipe pour la fin de saison, ou il a joué 13 matchs, dont 5 en séries éliminatoires contre les Sénateurs d’Ottawa.

La saison dernière, Tinordi a continué de peaufiner son jeu dans la ligue américaine et ce, même s’il avait connu un camp d’entraînement formidable. Le CH a préféré garder les vétérans Francis Bouillon et Douglas Murray. Tinordi a joué 47 rencontres ainsi que 22 autres avec le grand club à Montréal. Pour une deuxième saison consécutive, il faisait partie de la formation pour toute la durée des séries éliminatoires, mais malheureusement, il n’a pas disputé une autre rencontre.

L’année 2014-2015 est une année de changement pour l’équipe et Jarred Tinordi a été retenu pour faire partie de celle-ci, malgré un camp d’entraînement ordinaire. Plusieurs amateurs et analystes remettent sa présence avec l’équipe en question, le jugeant inapte à remplir le rôle qui lui était destiné. En outre, plusieurs moins confortables avec sa présence dans l’équipe suggèrent l’ajout d’un vétéran un peu à l’image qu’était Francis Bouillon.  Jarred est un jeune joueur de 22 ans qui est très efficace quand il utilise son gabarit et lorsqu’il joue un jeu simple. Par le terme simple on parle de: ne pas se faire battre dans des confrontations un contre un, de gagner ses batailles le long de la rampe, de bien nettoyer le devant du filet, de bloquer des lancers et de s’assurer que la transition vers l’attaque (la première passe) soit efficace. Les partenaires de Tinordi l’ont souvent fait mal paraître durant le dernier camp d’entraînement, même si son jeu de pieds reste à travailler, ainsi que son contrôle de la rondelle lorsqu’il est pressé par l’adversaire.

Jarred Tinordi n’a plus rien à prouver au sein de la ligue américaine. Une saison complète supplémentaire ne changerait rien à son statut avec l’équipe. Il est maintenant venu le temps de donner l’opportunité à ce gros et grand gaillard de prendre sa place dans la formation: soit de façon sporadique ou de façon permanente. Le hockey est un jeu d’erreur; il est donc normal qu’un jeune de son âge commet quelques-unes. La chose la plus importante: de ne pas les reproduire soir après soir, et d’apprendre de ces erreurs.

Certains soirs, les bévues de Tinordi coûteront des points au classement, et dans d’autres occasions, sa présence sera un facteur déterminant dans la victoire. La présence de Tinordi est essentielle à l’équipe, car elle apporte une autre dimension à la formation partante. Il peut frapper, jeter les gants et également jouer en infériorité numérique, tout en bloquant des lancers. Dans un monde idéal, Tinordi participerait à toutes les rencontres de l’équipe, et l’organisation vivrait avec ses faiblesses, sauf que dans un marché comme Montréal, ou la victoire prime sur tout, nous ne pouvons pas se permettre ce luxe.

Dans ces conditions, la patience est de mise. Il ne faudrait surtout pas abandonner trop rapidement dans son cas et d’avoir des attentes surréalistes. Tinordi est un joueur intelligent voué à un très bel avenir, il sera assurément d’ici 2 à 3 saisons le partenaire de jeu idéal pour un joueur comme P.K. Subban, car il est beaucoup plus responsable défensivement et peut également prendre plusieurs minutes de jeux en raison de son physique imposant.

Il ne faut surtout pas répéter les erreurs du passé et voir Tinordi écloré dans une autre organisation par manque de patience, comme l’ont fait les prédécesseurs de Marc Bergevin avec des joueurs tels que François Beauchemin, Stéphane Robidas et ailleurs dans la ligue avec Zdeno Chara, par exemple. L’avenir de Jarred Tinordi est prometteur. Tout le monde est unanime, soit son entraîneur Michel Therrien ou ses coéquipiers (anciens et actuels), il faut simplement être indulgent et patient.

GO HABS GO!

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