Le Magazine All Habs avec Fantômes du Forum

Un jeu de puissance peu avantageux

By on octobre 16, 2015 in En Vedette with 0 Comments

par Joana ZghaibChroniqueuse,  Le Magazine All Habs

(Photo by Francois Lacasse/NHLI via Getty Images)

(Photo by Francois Lacasse/NHLI via Getty Images)

 

On peut difficilement le nier, les Canadiens de Montréal forment depuis les dernières années une équipe de plus en plus menaçante et dangereuse. Certains pourraient même affirmer qu’ils sont une des 5 équipes de la LNH dont il faut le plus se méfier. Avec le meilleur gardien dans la ligue ou même au monde, une brigade défensive qui ne cesse d’augmenter en efficacité et une chimie redoutable entre ses attaquants, le Tricolore n’a certainement pas fini d’impressionner et surtout, d’étonner ses partisans. Cependant, il y a un aspect du jeu que les Canadiens ne semblent pas encore maîtriser avec constance : l’avantage numérique.

En effet, depuis deux ans, c’est-à-dire les saisons 2013-2014 et 2014-2015, le Canadien a figuré dans la deuxième moitié du classement des équipes de la ligue pour le pourcentage d’efficacité en supériorité numérique, finissant aux 19e et 23e rangs respectivement. Paradoxalement, l’équipe a réussi à se classer plutôt facilement pour les séries, finissant avec 100 points au 3e rang en 2014 et 110 points au 2e rang en 2015. En analysant plusieurs matchs de la saison 2014-2015, on peut remarquer que le Tricolore aurait pu remporter certains matchs aisément si seulement l’avantage numérique avait été plus opérant. On aurait pu éviter plusieurs prolongations et/ou tirs de barrages si l’attaque massive avait été efficace. Il est décevant de voir une équipe aussi persévérante ne pas réussir à marquer lors d’occasions en or telles que des 5-contre-3, des avantages numériques de cinq minutes, etc.

J’irai même jusqu’à dire que j’ai l’impression qu’assez souvent, lorsqu’il y a présence d’un avantage numérique, ce ne sont pas du tout les mêmes joueurs que lorsque le Canadien joue à forces égales. Certes, à de rares moments durant la saison, les joueurs s’activent, leurs déplacements sont fluides et leurs feintes des plus belles, ce qui mène à des buts spectaculaires. C’est dans ces moments-là que l’on peut reconnaitre nos réels Canadiens. Malheureusement, le manque de communication durant ces précieux moments de deux minutes semble beaucoup trop présent. Il s’agit d’une équipe qui réussit à inciter l’équipe adverse à prendre de nombreuses pénalités et je trouve dommage que l’équipe n’arrive pas à capitaliser sur ces chances, c’est-à-dire de profiter des erreurs des adversaires pour compter des buts importants.

Le Canadien a amorcé la saison 2015-2016 du bon pied en récoltant 5 victoires en autant de rencontres et en se positionnant en première place dans le classement de la ligue pour l’instant. Il n’est pas surprenant d’entendre ces statistiques, on s’attendait bien à ce que l’équipe rebondisse vivement après la défaite amère en séries contre le Lightning de Tampa Bay. Cependant, l’avantage numérique en ce début de saison présente encore plusieurs lacunes. Il positionne le Canadien en 21e rang avec 2 buts en 21 occasions, dont plusieurs occasions de 4 ou 5 minutes.

De plus, il serait difficile d’affirmer qu’il manque des éléments ou un tel type de joueur pour relancer l’attaque massive chez le Tricolore puisque l’équipe est extrêmement diversifiée. D’un franc-tireur comme Alexander Semin à un tireur puissant comme P.K Subban, ou même des joueurs ayant des visions du jeu incroyable tel Max Pacioretty ou Alex Galchenyuk, l’équipe n’est en manque de rien pour que l’avantage numérique soit potentiellement prolifique. Par contre, il ne s’est toujours pas mis en marche et c’est le seul et unique aspect du jeu que les Canadiens doivent tenter d’améliorer pour être intimidants à tous les niveaux. Il semble que le fait que l’équipe réussit à gagner plusieurs matchs en étant blanchie au chapitre des buts en avantage numérique, ils ont laissé de côté, du moins pour l’instant, les misères de l’avantage numérique.

La solution pour être percutant en avantage numérique, je ne l’ai pas. Je peux même dire que je trouve que les joueurs possèdent une chimie ahurissante lorsqu’ils jouent à 5 contre 5, mais je ne vois pas cette dernière à 5 contre 4 ou à 5 contre 3. L’entraîneur en chef du Canadien, Michel Therrien, se fait souvent interroger à ce propos et il répond par de réponses typiques, c’est-à-dire que les entraîneurs font de leur possible et passent de nombreuses minutes durant les pratiques à travailler sur cette perspective du hockey. Il a même procédé à des changements en début de saison avec l’aide de Marc Bergevin en confiant l’avantage numérique à Jean-Jacques Daigneault, alors que Daniel Lacroix s’occupera de l’infériorité numérique. Les rôles sont inversés et tous les partisans des glorieux sont impatients de voir des résultats concrets. D’ailleurs, la question que l’on se pose tous est la suivante : Avec un début de saison aussi impeccable et une formation qui ne cesse d’épater et de se surpasser, le Canadien pourrait-il réussir à se rendre enfin jusqu’à une 25ème Coupe Stanley cette saison? S’ils veulent se rendre aussi loin, le problème de l’avantage numérique devra être réglé.

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